Nicola Testa témoigne...

« Il y a déjà plusieurs années, j’ai découvert l’existence et la problématique des enfants soldats et notamment ceux de Sierra Leone. Ces enfants arrachés à leurs familles par la guérilla, drogués et armés puis renvoyés ensuite dans leur village pour piller, violer et assassiner au sein même de leurs foyers. Que reste-t-il ensuite de ces enfants qui grandissent en ayant tout perdu, que l’on finit par juger comme des criminels alors qu’ils n’étaient à la base que des victimes? Comment les aider à refaire leur vie, à survivre, aller de l’avant quand on sait le cauchemar qu’ils ont vécu?

J’ai rencontré WAPA il y a quelques temps. Nous avons parlé des enfants soldats, mais aussi des autres victimes de la guerre en Ouganda et au Sri Lanka, pays dans lesquels elles sont actives depuis quelques années. Il va de soi que le travail qu’elles effectuent sur le terrain, que ça soit pour les ex-enfants soldats ou toutes les autres victimes de ces guerres, a résonné en moi et m’a rappelé à quel point cette problématique m’avait touché quelques années auparavant. J’ai décidé d’accepter la mission d’ambassadeur qu’elle souhaitait me confier. C’est la dimension humaine et la philosophie de l’association, ainsi que l’énergie dépensée par ces 3 femmes qui m’ont donné envie de les aider. 

Vous pouvez, nous pouvons ensemble, aider ces enfants, ces femmes, ces hommes à retrouver la vie qu’une guerre leur a un jour volé. Sans les forcer à emprunter un chemin déjà dessiné mais en leur permettant de pouvoir retracer celui qu’ils ont un jour perdu. C’est ça, pour moi, le travail de WAPA : tendre un fil entre une vie brisée et une nouvelle vie. »

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